AIRBUS CONDAMNÉ À RÉINTÉGRER UN SALARIÉ

AIRBUS CONDAMNÉ À RÉINTÉGRER UN SALARIÉ

Rédigé le 19 septembre 2019

Il avait été licensié pour deux dessins



Pour obtenir un poste aménagé, le salarié d'Airbus Nantes avait croqué le mal-être qu'il ressentait au travail. Pour ses deux dessins, il avait été licencié.

La justice lui a finalement donné raison. Le conseil des prud’hommes de Nantes a annulé le licenciement du salarié d'Airbus Nantes datant du 26 décembre 2017. La justice a également ordonné "sa réintégration (au sein d’Airbus) avec paiement des salaires du jour de son licenciement au jour de sa réintégration", rapporte Ouest-France. Cette histoire avait fait beaucoup parler à l'époque. Il avait été licencié après avoir dessiné deux caricatures de lui et de ses supérieurs dans le seul but "d'exprimer son mal-être dans l'entreprise", avait alors déclaré la CGT. Souffrant d’une tendinite, il demandait un poste aménagé stable. Après avoir obtenu un mi-temps thérapeutique puis un poste à temps plein moins fatigant, il réclamait un poste définitif. "Je demandais un autre poste aménagé. Au cours de la dernière entrevue, on m’a dit qu’il n’y avait plus rien pour moi. J’ai alors fait deux dessins", avait-il expliqué à l'époque.

C'est le deuxième dessin qui a fait polémique et entraîné son licenciement. On y voit un homme avec un sourire diabolique jetant à la poubelle des ouvriers souffrant de TMS (troubles musculo-squelettiques) dans une poubelle avec la mention "non recyclable". La direction avait alors estimé que le second dessin caricaturait "méchamment" le responsable des ressources humaines. Selon elle, le dessin était à "caractère injurieux, blessant et excessif". Airbus avait alors décidé de le licencier pour faute professionnelle.

Un premier dessin le représentant

Sur le premier dessin, le salarié, employé d'Airbus depuis 15 ans, avait réalisé son auto-portrait. Il apparaissait donc en larmes avec cette légende, "ouvrier sérieux, travailleur, innovant – abîmé physiquement, mais toujours pertinent – cherche poste désespérément". Avec la décision du conseil des prud’hommes de Nantes, il devrait pouvoir retrouver un poste.



Source : Capital.fr