Non à cet accord de « profitabilité »

Non à cet accord de « profitabilité »

Rédigé le 19 février 2020


L’objectif de cet accord est d’augmenter la productivité de 15%

Produire toujours plus pour enrichir les actionnaires au détriment des salariés


Nous sommes tous concernés par ce plan de « profitabilité » inacceptable qui va dans le temps être étendu à tous les salariés. En réunion du CSE (Conseil Social et Economique), la direction n’a pas dit une seule fois que l’application de ces nouveaux horaires se limiterait à la FAL 320. Au contraire elle a tenu à dire que ces nouveaux horaires seraient « un changement dans nos habitudes pour l’ensemble des salariés d’Airbus ». En descente d’info sur la FAL 350, la hiérarchie ne cache pas sa volonté de mettre place ce type d’horaire.

Airbus n’a pas de problème de compétitivité. Entre 2012 et 2018, les dividendes versés aux actionnaires sont passés de 3554€ à 9560€ par salarié, correspondant à 1,2 milliard d’euros en 2018 pris sur le travail des salariés. Vu les résultats d’Airbus présentés ce jour, la prime d’intéressement devrait baisser de -75% et le dividende aux actionnaires augmenter de +9%.

En augmentant la productivité, les dirigeants d’Airbus veulent nous crever à la tâche et si cet accord passe :

  • l’horaire variable sera supprimé, la vacation de nuit sera plus importante, la semaine de jour sera plus longue, sans augmentation de salaire et de congé pour les salariés concernés ;
  • les heures supplémentaires se feront aussi le vendredi (l’indemnité frais kilométrique ne sera plus payée pour cette journée), et rien n’empêchera de nous faire aussi venir le samedi ;
  • les JNTS (Journées Non Travaillées à la main du Salarié) ne sont pas des cadeaux aux salariés mais seulement la restitution du temps de travail supplémentaire (exemple : +40 minutes/semaine pour équipe de jour). Par ailleurs, rien n’est dit sur les congés et jours fériés qui tomberaient les vendredis non travaillés.

Quant aux emplois annoncés, aucune garantie n’est apportée sur la nature des contrats d’embauche. Nous demandons des CDI pour chaque emploi créé.

Cet accord va l’encontre du code du travail (art. L. 4121-2) ou l’employeur à une obligation de résultat pour le maintien de la santé morale et physique des salariés


L’employeur se doit d’adapter le travail à l’homme et non l’inverse.